Prix VMware : comment se composent les tarifs et licences VMware ?

Prix VMware, refonte des modèles de licence, passage forcé à l’abonnement VMware et explosion du coût VMware chez certains clients : depuis le rachat par Broadcom, le paysage a changé brutalement. Beaucoup d’équipes infra se

Written by: François Lestienne

Published on: décembre 29, 2025


Prix VMware, refonte des modèles de licence, passage forcé à l’abonnement VMware et explosion du coût VMware chez certains clients : depuis le rachat par Broadcom, le paysage a changé brutalement. Beaucoup d’équipes infra se retrouvent avec des propositions commerciales difficiles à absorber, parfois avec des hausses à trois chiffres sur des environnements pourtant stables depuis des années. Entre les nouvelles offres packagées, la disparition des licences perpétuelles et la mise en avant de VMware Cloud Foundation, comprendre la structure tarifaire réelle derrière le logiciel VMware est devenu un travail à part entière.

Derrière ces évolutions se cachent plusieurs logiques : recentrage sur les grands comptes, alignement sur un modèle SaaS VMware, simplification marketing du catalogue… au prix d’une pression énorme sur les PME, les hôpitaux, les universités ou les collectivités. En parallèle, les hébergeurs comme OVHcloud poussent des offres managées avec leurs propres tarifs VMware mensuels, très lisibles, mais qui masquent en coulisse la nouvelle grille Broadcom. Entre ces deux mondes, de plus en plus d’organisations se demandent comment anticiper le budget, dimensionner au plus juste leurs licences VMware et, le cas échéant, planifier une sortie progressive de l’écosystème. C’est exactement ce que ce texte décortique : comment se composent ces tarifs, où se cachent les surcoûts et quels leviers garder sous la main avant de signer.

  • Broadcom a supprimé les licences perpétuelles VMware au profit de formules d’abonnement, avec parfois des hausses de prix à trois chiffres.
  • La structure tarifaire VMware repose désormais surtout sur VMware Cloud Foundation et quelques offres packagées par cœur de processeur ou par nœud.
  • Les hébergeurs comme OVHcloud proposent des packs managés incluant matériel, support et licences, ce qui masque en partie le coût VMware brut.
  • Les contraintes budgétaires poussent des clients à envisager la revirtualisation (hyperviseurs alternatifs) ou la dévirtualisation partielle.
  • Une analyse détaillée du besoin (CPU, RAM, stockage, conformité) reste la seule façon de garder le contrôle sur les tarifs VMware.

Prix VMware et nouveaux modèles de licence après Broadcom : ce qui a vraiment changé

Pour comprendre les Prix VMware actuels, impossible d’ignorer le tournant Broadcom. Un an après le rachat de VMware pour 69 milliards de dollars, l’éditeur a revu de fond en comble sa façon de vendre le logiciel VMware : les licences VMware perpétuelles ont disparu, remplacées par des abonnements, et une grande partie du catalogue historique a été rangée dans quelques offres plus larges, dont VMware Cloud Foundation (VCF) est la colonne vertébrale.

Cette bascule ne s’est pas limitée à un relooking marketing. Des clients ont vu leurs tarifs VMware multipliés par trois, parfois beaucoup plus. Le cas d’une grande entreprise américaine évoquant une hausse d’environ 1 050 % a fait le tour des conférences IT. Même si ce type de scénario reste extrême, il illustre un point clair : le modèle de structure tarifaire n’est plus pensé pour les petites infrastructures isolées, mais pour des plateformes complètes et très intégrées.

La logique côté Broadcom est assez transparente : concentrer les efforts commerciaux sur les grands comptes, plus enclins à consommer des bundles complets, assortis de support premium, et capables d’encaisser une augmentation brutale à court terme. Sur le papier, cela donne une excellente courbe de revenus pour rassurer les marchés. Sur le terrain, cela provoque une onde de choc chez les PME, les hôpitaux ou les universités qui avaient construit leur virtualisation sur des briques VMware modulaires.

Cette stratégie comporte un pari risqué. Beaucoup d’organisations n’ont pas la capacité de migrer du jour au lendemain vers une autre solution de virtualisation. Les projets de bascule vers Hyper‑V, Proxmox ou OpenNebula exigent des phases de test longues, des redondances matérielles, de la formation et parfois une réécriture partielle des automatismes. Le coût VMware plus élevé est souvent accepté sur une période de transition, mais l’amertume reste forte. Une fraction non négligeable de ces clients prépare déjà, plus ou moins discrètement, son plan de sortie.

De façon plus subtile, on observe aussi un mouvement de « revirtualisation » : les équipes gardent la logique de VMs, mais basculent progressivement certains clusters sur d’autres hyperviseurs, typiquement pour les environnements de test ou les workloads moins critiques. Parallèlement, la « dévirtualisation » séduit à nouveau quelques acteurs : pour des bases de données très chargées, un retour sur métal nu peut réduire à la fois la facture de licences VMware et la complexité opérationnelle, au prix d’une flexibilité moindre.

Le résultat, en 2026, c’est un paysage VMware beaucoup plus polarisé. D’un côté, les grands comptes investissent à fond dans VCF et les offres SaaS VMware, avec une dépendance assumée à Broadcom. De l’autre, une myriade d’acteurs plus modestes jongle entre renouvellement minimal de licences, segmentation des clusters, et exploration active d’alternatives. La même ligne de produits génère donc soit une intégration très poussée, soit un désengagement progressif. C’est ce balancier qu’il faut garder en tête avant d’évaluer la facture.

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Structure tarifaire VMware : CPU, nœuds et bundles d’infrastructure

Derrière les discours sur la simplification, la nouvelle structure tarifaire VMware repose sur quelques axes très concrets. La première brique, ce sont les licences liées à la capacité de calcul, souvent par cœur de processeur ou par nœud. Plus un hôte porte de cœurs physiques, plus le niveau d’abonnement monte, sans parler des options qui se greffent ensuite : stockage distribué, réseau logiciel, sécurité avancée, etc.

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La deuxième brique, c’est la logique de bundle. Avec VMware Cloud Foundation, Broadcom vend un socle complet : vSphere pour la virtualisation, vSAN pour le stockage hyperconvergé, NSX pour le réseau et la sécurité, le tout emballé dans un seul abonnement. Techniquement, cette cohérence fait sens. Financièrement, cela revient à faire payer des briques dont certains clients n’ont pas besoin sur tous les clusters. L’effet est classique : les environnements critiques restent sur VCF, les workloads périphériques partent ailleurs.

Enfin, le basculement vers un abonnement VMware change la manière de raisonner. Plus de grosse dépense CAPEX tous les 4 ou 5 ans, mais un flux OPEX récurrent, indexé sur la capacité et la durée d’engagement. Pour un DAF, la lisibilité peut sembler meilleure. Pour une DSI, le problème vient surtout de la trajectoire : quand une renégociation fait bondir de 300 % la ligne « Tarifs VMware », la marge de manœuvre disparaît, d’où l’intérêt de regarder ce que proposent les partenaires cloud.

Comprendre le coût VMware à travers les offres managées VMware on OVHcloud

Pour les équipes qui n’ont pas envie de disséquer chaque clause de licence, les offres managées comme VMware on OVHcloud deviennent une alternative intéressante. Ici, le coût VMware se lit directement sur une grille tarifaire mensuelle par pack de ressources. Sous le capot, OVHcloud gère les licences VMware (souvent VMware Cloud Foundation), le matériel, le support et une partie des opérations, ce qui permet de raisonner en budget global d’infra plutôt qu’en addition de lignes éditeur + serveur + stockage.

Un exemple simple : un pack d’entrée de gamme « OVHcloud Managed VMware vSphere » se compose de 2 hôtes physiques et de 2 datastores de 3 To. Selon la mémoire et le CPU retenus, le prix mensuel varie d’environ 1 894 € HT à plus de 4 328 € HT pour les versions les plus musclées. La configuration intermédiaire typique, 2 hôtes avec 96 Go de RAM chacun et 2 datastores de 3 To, tourne autour de 2 166 € HT par mois. Ce montant inclut la partie logiciel VMware, ce qui évite d’acheter des licences séparément.

Pour un scénario de migration plus poussé, les offres « Hyperconverged Storage » basées sur vSAN montent sensiblement en gamme. Un pack avec 3 hôtes, 192 Go de RAM par nœud, 7 To de stockage NVMe utilisable par hôte, plus 2 datastores de 3 To, se situe autour de 5 932 € HT mensuels. En contrepartie, on obtient un socle taillé pour des bases de données, des clusters Kubernetes ou des applications métiers lourdes, avec des gains de performance nets par rapport à un SAN classique.

OVHcloud propose aussi des variantes « Network Security » intégrant VMware NSX. Dans ce cas, le prix VMware reflète l’ajout de la couche de micro‑segmentation et de firewall distribué. Un pack avec 2 hôtes de 48 Go de RAM, 2 datastores de 3 To et la licence NSX se place par exemple à environ 2 576 € HT par mois. Derrière, des nœuds NSX Edge supplémentaires peuvent être ajoutés en option : 4 vCPU et 8 Go de RAM coûtent dans les 160 € HT mensuels, 16 vCPU et 64 Go avoisinant les 640 € HT par mois.

La force de ce modèle tient dans la combinaison suivante : on parle le langage du datacenter (hôtes, RAM, datastores), mais les tarifs VMware n’apparaissent plus en tant que tels. On se focalise sur le TCO complet de la plateforme, y compris le SLA de 99,95 %, la supervision, la redondance réseau et l’accès à un support qui connaît les stacks VMware. Pour une direction, c’est plus simple à arbitrer qu’un devis multi‑lignes mêlant vSphere, vSAN, NSX, support et maintenance matérielle.

L’autre bénéfice souvent sous‑estimé concerne la flexibilité. Les packs autorisent l’ajout ou la suppression d’hôtes à la demande, sous réserve d’engagements minimaux. Un type d’hôte « PRE 192 » supplémentaire, avec 192 Go de RAM et 16 cœurs à 2,8 GHz, se facture autour de 925 € HT par mois, ou 2,34 € HT de l’heure. Cela permet de tester une montée en charge sur 3 mois, puis de revenir à un nombre d’hôtes plus modeste si le besoin se stabilise, sans repasser par un cycle d’achat de licences.

Exemples chiffrés : packs, conformité HDS/PCI DSS et impact sur la facture

Certaines contraintes métiers ajoutent une couche non négligeable au coût VMware. C’est flagrant pour les secteurs régulés comme la santé ou les paiements bancaires. Pour un cluster certifié HDS (hébergement de données de santé), le même type de pack vSphere que précédemment voit ses prix grimper de quelques centaines d’euros par mois : un duo d’hôtes avec 96 Go de RAM et 2 datastores de 3 To se situe par exemple autour de 2 422,40 € HT mensuels.

Pour la conformité PCI DSS, la marche est encore plus visible. Un pack vSphere 96 Go certifié PCI DSS passe la barre des 3 293,20 € HT par mois pour 2 hôtes et 2 datastores de 3 To. Les offres hyperconvergées et Software‑Defined Datacenter suivent la même logique : 3 hôtes NVMe de 192 Go de RAM chacun, avec 7 To de stockage utilisable par nœud et la certification PCI DSS, dépassent rapidement les 9 500 € HT mensuels, tandis que la version avec 35 To par hôte et NSX intégré peut approcher ou franchir les 20 000 € HT.

Pour y voir plus clair, un tableau synthétique aide à comparer. Les chiffres ci‑dessous sont donnés à titre d’illustration, à partir des grilles publiques OVHcloud :

Offre Capacité typique Conformité Coût VMware intégré (approx. €/mois)
vSphere PRE 96 2 hôtes, 96 Go RAM, 2 x 3 To Aucune 2 166 € HT
vSphere PRE 96 HDS 2 hôtes, 96 Go RAM, 2 x 3 To HDS 2 422,40 € HT
vSphere PRE 96 PCI DSS 2 hôtes, 96 Go RAM, 2 x 3 To PCI DSS 3 293,20 € HT
vSAN PRE 192 3 hôtes, 192 Go RAM, 7 To NVMe/hôte Aucune 5 932 € HT
SDDC 384 PCI DSS 3 hôtes, 384 Go RAM, 17,5 To NVMe/hôte + NSX PCI DSS 15 488,60 € HT

Ce tableau montre une réalité bien concrète : la conformité réglementaire et les fonctionnalités avancées (vSAN, NSX, SDDC complet) pèsent lourd dans les Tarifs VMware packagés. Pour une PME qui n’a pas d’exigence HDS ou PCI DSS, rester sur des offres vSphere simples peut suffire amplement et éviter de gonfler la facture sans bénéfice opérationnel.

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Pour un acteur de la santé ou un PSP (prestataire de services de paiement), la question ne se pose pas dans les mêmes termes : le budget doit intégrer ces obligations, et la comparaison doit se faire entre un cluster on‑premises difficile à certifier et un environnement déjà qualifié chez un hébergeur. Dans ces cas, le surcoût apparent dans la ligne « Prix VMware » s’évalue face au risque juridique et à la complexité d’audit interne.

Licences VMware, SaaS VMware et options additionnelles : où se cachent les coûts

En analysant des devis récents, un point revient souvent : le montant de base est relativement clair, mais une partie du coût VMware se niche dans les options et les services satellites. C’est visible dans les environnements managés comme dans les licences directes. L’exemple des datastores additionnels est parlant : ajouter 3 To de stockage supplémentaire se facture autour de 159 € HT par mois, 6 To environ 289 € HT, 24 To proches de 899 € HT. Multipliez ces extensions sur plusieurs clusters et la ligne « stockage » explose vite.

Les add‑ons NSX jouent dans la même cour. Par défaut, certaines gammes incluent déjà deux nœuds NSX Edge de taille moyenne. Dès que l’on commence à monter en taille de nœud pour absorber plus de flux ou de tunnels VPN, le budget mensuel grimpe à coup de dizaines de vCPU supplémentaires. Un nœud NSX Edge XL, 16 vCPU et 64 Go de RAM, coûte environ 640 € HT par mois. En pratique, on les déploie toujours par paire pour assurer la résilience, ce qui donne 1 280 € HT mensuels ajoutés à la facture.

À côté de ces options purement liées aux licences VMware, les services connectés ont un poids important dans la perception du coût VMware. Veeam Backup Managed est un exemple classique : il apporte une sauvegarde managée des VMs avec des licences Veeam Enterprise incluses. Zerto, pour la protection de données et les plans de reprise d’activité, vient aussi se greffer. Individuellement, ces services sont pertinents. Cumulés, ils transforment la ligne budgétaire initiale en un package complet de continuité d’activité, loin de la simple virtualisation de départ.

Les adresses IP supplémentaires, souvent sous la forme de blocs RIPE ou ARIN, complètent le tableau. Le prix unitaire peut sembler raisonnable, mais l’effet boule de neige guette là aussi si chaque nouveau projet réclame son propre bloc public mal dimensionné. D’où l’intérêt de rationaliser les plages IP et d’utiliser autant que possible des reverse proxy, des load balancers et des VPN pour limiter la consommation d’IP dédiées.

Dans ce contexte, le SaaS VMware se développe comme une autre façon de consommer ces technologies : VMware gère directement une partie de l’infrastructure et vend un service clé en main, souvent facturé par VM, par vCPU ou par bundle de ressources dans le cloud public. L’avantage : un modèle purement OPEX, aligné sur la consommation. Le revers : un risque de dépendance supplémentaire à l’éditeur et une lisibilité compliquée si on additionne plusieurs clouds et plusieurs types d’abonnements.

Au final, un point ressort : la structure tarifaire VMware ne se résume pas à la ligne de licence vSphere. Entre stockage, réseau, backup, PRA, IP, et parfois runbook automatisés, le budget annuel reflète un écosystème complet. Le seul moyen d’éviter les mauvaises surprises consiste à cartographier ces éléments comme un tout, puis à décider en conscience lesquels sont stratégiques et lesquels peuvent basculer sur des alternatives open source ou des services maison.

Liste de contrôle : analyser les tarifs VMware sans se perdre

Pour éviter de se noyer dans les colonnes Excel, une mini check‑list aide à y voir plus clair sur les Tarifs VMware avant signature :

  • Vérifier la base de calcul des licences VMware (par cœur, par nœud, par bundle VCF) et projeter l’impact d’une augmentation de capacité CPU.
  • Isoler les options payantes (vSAN, NSX, add‑ons NSX Edge, datastores supplémentaires, Veeam, Zerto, IP publiques) et chiffrer leur usage sur 3 ans.
  • Distinguer ce qui relève du cœur de métier VMware de ce qui pourrait être externalisé ou remplacé (sauvegarde, supervision, bastions, etc.).
  • Comparer, pour un même périmètre, un scénario on‑premises + logiciel VMware, un scénario VMware on OVHcloud et une option d’hyperviseur alternatif.
  • Simuler un plan de réduction : que se passe‑t‑il si 20 % des workloads peu critiques sortent de VMware sur 2 ans ?

Cette approche ramène les Prix VMware dans une discussion plus large : combien coûte réellement notre plateforme d’exécution, et quelle part de ce coût est négociable, optimisable ou remplaçable.

Modèles de licence VMware et scénarios métiers : comment garder la main

Les modèles de licence VMware et les offres managées donnent parfois l’impression d’un carcan. Pourtant, en jouant finement sur les scénarios métiers, il reste des marges de manœuvre. Prenons l’exemple d’« InfraSanté », une clinique fictive disposant de 40 serveurs virtuels : dossiers patients, imagerie, messagerie, facturation. Pour répondre aux contraintes réglementaires, la direction a choisi une offre VMware on OVHcloud certifiée HDS, avec un pack vSphere PRE 192 HDS (2 hôtes, 192 Go de RAM, 2 datastores de 3 To) et un second cluster vSAN HDS pour les bases de données critiques.

Sur le papier, le coût VMware mensuel dépasse largement celui de l’ancien cluster on‑premises. Mais en analysant les postes, l’équipe découvre que la vieille baie de stockage aurait dû être remplacée d’ici 18 mois, que les contrats de maintenance réseau étaient sous‑dimensionnés, et qu’aucune vraie solution de PRA n’était en place. En basculant vers une offre HDS packagée, la clinique paye plus cher chaque mois, mais évite un investissement massif sur 3 ans, tout en obtenant un niveau de résilience supérieur.

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À l’inverse, le cas de « LogiTrans », un logisticien moyen avec surtout des applications web internes et quelques services de fichiers, se lit différemment. Son cluster VMware historique, équipé en mode très généreux, se retrouve sur‑licencié dans la nouvelle grille Broadcom. Une partie des machines virtuelles pourrait très bien tourner sur un hyperviseur alternatif dans un homelab renforcé, ou même revenir sur des serveurs physiques pour les batchs métiers nocturnes. Dans ce scénario, garder un petit noyau VMware payé au prix fort reste acceptable, mais seulement si le reste du parc est progressivement rationalisé.

La clé se situe souvent dans le découpage de l’existant : quels workloads exigent absolument les fonctionnalités avancées de VCF ou de NSX, et lesquels supporteraient un environnement plus frugal. Le « tout VMware partout » n’a plus beaucoup de sens financier dans le contexte actuel. Un mix assumé, avec VMware pour les briques critiques, des VM ou containers ailleurs pour le reste, finit par offrir un meilleur ratio coût/risque.

Un autre point trop souvent oublié concerne la temporalité. Une équipe peut accepter un surcoût sur les Prix VMware pendant 24 mois, si ce délai sert à préparer proprement une migration (inventaire applicatif, refonte réseau, automatisation des déploiements). À l’inverse, subir la hausse sans changer la moindre habitude revient à payer un impôt technologique sans contrepartie.

Dans les comités de pilotage, la discussion gagne à être ramenée à des termes simples : pour chaque application critique, quelle est la valeur de la disponibilité, de la performance et de la sécurité que VMware apporte, et combien cela coûte au mois. Tant que ces trois dimensions restent alignées, même une facture gonflée peut se justifier. Dès que le coût dépasse clairement l’utilité, la bascule vers d’autres solutions de virtualisation ou vers le cloud natif devient une discussion saine, pas seulement une réaction émotionnelle face à Broadcom.

Actions concrètes pour reprendre la main sur les tarifs VMware

Une fois ce paysage posé, reste la question la plus terre à terre : que faire concrètement pour reprendre le contrôle sur les Tarifs VMware dans les 12 à 24 prochains mois. La première étape consiste à réaliser un inventaire précis des clusters, des versions et des dépendances. Surprenant nombre de DSI découvrent des ESXi oubliés, des licences non optimisées ou des environnements de test restés allumés pendant des années. Chaque VM endormie consomme indirectement des cœurs, de la RAM et donc du budget.

Deuxième axe, la rationalisation des options. NSX, vSAN, solutions de backup managé, PRA externalisé : chaque brique a une valeur, mais toutes ne sont pas nécessaires partout. Une approche pragmatique consiste à réserver les bundles les plus complets aux environnements de production et à migrer les pré‑productions, QA ou labs sur des configurations plus légères, voire sur un autre hyperviseur. La qualité de la production ne doit pas être sacrifiée, mais la périphérie offre souvent des gisements d’économies immédiats.

Troisième levier, la discussion avec les partenaires. Les hébergeurs comme OVHcloud restent souvent plus flexibles que Broadcom en direct, notamment sur les volumes d’hôtes, les durées d’engagement et les combinaisons de packs. Un projet de montée en charge saisonnière peut être couvert par l’ajout temporaire de PRE 192 ou de nœuds vSAN sans modifier en profondeur le contrat de base. Cette élasticité permet de lisser la pression sur le budget annuel.

Enfin, il ne faut pas négliger le volet culturel. Pendant longtemps, VMware a été synonyme de virtualisation dans beaucoup d’équipes. Remettre en question ce réflexe, c’est aussi se redonner le droit d’expérimenter : containers, bare‑metal ciblé, hyperviseurs gratuits ou open source pour des usages très précis. Ces expérimentations ne remplaceront pas du jour au lendemain un SDDC VMware complet, mais elles redonnent de la visibilité sur le coût d’opportunité réel des licences VMware.

En résumé, face aux Prix VMware actuels, l’inaction est de loin la stratégie la plus coûteuse. L’option la plus raisonnable reste souvent une trajectoire hybride : négocier au mieux l’existant, déplacer progressivement les workloads non critiques vers des plateformes alternatives et, en parallèle, profiter des services managés comme VMware on OVHcloud quand ils apportent réellement un gain opérationnel. Les chiffres bruts sont une chose, la façon de les transformer en architecture soutenable dans le temps en est une autre.

Comment est calculé le coût VMware dans les offres VMware on OVHcloud ?

Dans les offres VMware on OVHcloud, le coût VMware est intégré dans un prix mensuel par pack. Ce prix combine la location des hôtes physiques, les licences VMware (souvent sous forme de VMware Cloud Foundation), le stockage de base, le support et certains services managés. Les ressources (RAM, CPU, capacité de stockage, fonctionnalités comme vSAN ou NSX) déterminent le niveau de prix. Il n’y a donc pas de ligne de licence séparée à gérer : on parle d’un abonnement global par cluster ou par pack d’hôtes.

Pourquoi les tarifs VMware ont-ils autant augmenté après le rachat par Broadcom ?

Après l’acquisition de VMware, Broadcom a supprimé les licences perpétuelles et recentré la vente sur quelques bundles d’abonnement, notamment VMware Cloud Foundation. Ce changement a entraîné une hausse marquée des tarifs pour de nombreux clients, parfois multipliés par trois ou plus, car des fonctionnalités auparavant optionnelles sont désormais incluses par défaut, et la facturation se fait sur des bundles plus larges, pensés pour les grands comptes.

Les licences VMware sont-elles encore disponibles en achat définitif ?

Non. Les licences VMware perpétuelles ont été retirées du catalogue. La plupart des offres fonctionnent maintenant en mode abonnement, soit via des licences consommées sur site (on-premises), soit à travers des services managés ou des offres SaaS VMware. Les clients doivent donc intégrer un coût récurrent dans leur budget, au lieu d’un investissement initial amorti sur plusieurs années.

Comment réduire ma facture VMware sans tout migrer vers un autre hyperviseur ?

La réduction peut passer par plusieurs actions : nettoyer les VMs inutilisées, limiter les fonctionnalités avancées (comme NSX ou vSAN) aux environnements de production, basculer certains environnements de test vers des solutions plus légères, et utiliser des offres managées ou cloud qui proposent une facturation plus granulaire. Un inventaire précis des usages et une segmentation par criticité des applications permettent souvent de réduire sensiblement le besoin en licences sans remettre en cause la stabilité de la production.

Quelle différence entre une offre SaaS VMware et un cloud managé comme VMware on OVHcloud ?

Une offre SaaS VMware est opérée directement par l’éditeur ou via un hyperscaler, et se consomme généralement à la VM ou à la ressource dans le cloud public. Un cloud managé comme VMware on OVHcloud repose sur des hôtes dédiés au client, avec un contrôle fort sur la configuration des clusters, tout en bénéficiant d’un support et de services managés. Dans les deux cas, on parle d’abonnements, mais la granularité de contrôle, le modèle de facturation et l’intégration avec le reste de l’infrastructure diffèrent nettement.

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